skip to Main Content
Séries d'articles : 2017-2018 : Humanités numériques pour l'histoire transnationale de l'art

Robert César, Biennale de Paris, 1965, vue d’extérieur. Ⓒ Archives de la critique d’art, Rennes.

Cette présentation introduira la Biennale des jeunes artistes, dite « Biennale de Paris », qui eut lieu entre 1959 et 1985, à laquelle l’Institut national d’histoire de l’art consacre depuis cette année un programme de recherche. L’on s’intéressera aux enjeux de sa création, à la variété d’arts qu’elle accueillit, aux nombreuses transformations qu’elle a subie au fil des années, aux résistances et critiques qu’elle a pu provoquer, à ses principes de sélection et de représentation nationale et internationale, à sa place dans la vie culturelle en France et à Paris dans les années 1960-1980.

Un objet complexe et protéiforme comme la Biennale de Paris pose également des défis méthodologiques : devrait-on privilégier l’histoire des œuvres, des expositions, des institutions artistiques, des participations nationales, des échanges internationaux, des relations diplomatiques ? Peut-on tracer des problématiques diachroniques au-delà des particularités de chaque édition ? Faut-il restreindre l’analyse aux manifestations officielles ou aux activités en marge, si ce n’est en opposition à celles-ci ? Comment penser une biennale terminée mais encore récente, circonscrite dans une époque idéologiquement différente mais ayant partie liée au monde de l’art actuel ?

Elitza Dulguerova est maître de conférences en théorie et histoire de l’art contemporain à l’Université de Paris I. En délégation depuis 2016 à l’Institut national d’histoire de l’art comme conseillère scientifique du domaine « Histoire de l’art du XVIIIe au XXIe siècle », elle y dirige le programme « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris » (https://www.inha.fr/fr/recherche/le-departement-des-etudes-et-de-la-recherche/domaines-de-recherche/histoire-de-l-art-du-xviiie-au-xxie-siecle/au-prisme-de-la-biennale-de-paris.html) et organise un séminaire éponyme (https://www.inha.fr/fr/recherche/programmation-scientifique/en-2017-2018/seminaire-1959-1985-au-prisme-de-la-biennale-de-paris.html).

Son travail de recherche porte autant sur les avant-gardes russes que sur l’exposition comme enjeu artistique et social dans l’art du XXe et XXIe siècles. Ces deux versants se rejoignent dans son livre Usages et utopies : l’exposition dans l’avant-garde russe prérévolutionnaire, Dijon, les Presses du reel, 2015. Elle a dirigé en 2010 un numéro thématique « Exposer/Displaying » de la revue Intermédialités.

Back To Top