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Périphéries. Séminaire Artl@s, Paris, 2012-2013

Les membres du séminaire participent à l’un ou plusieurs des trois grandes directions d’ARTL@S, et à la préparation des publications qui les accompagnent : l’étude des circulations internationales, celle des espaces artistiques dans les métropoles, et celles de la cartographie dans les œuvres. Ils partagent leurs données sérielles afin d’en mener une étude quantitative et géographique. Ils bénéficient de l’environnement numérique d’ARTL@S et de formations régulières à la cartographie.

Le séminaire est ouvert aux historiens des arts, de la littérature et de la culture, aux sociologues, anthropologues et géographes, à partir du niveau M1, dans la mesure où leur implication est soutenue. Les plus jeunes peuvent s’initier à la recherche en rejoignant les projets « Périphéries : pour une histoire circulatoire » et « Espace artistiques en métropoles (Paris, Londres, New York, Berlin, Bruxelles, Munich…) 19e-20e ».

Le jeudi, deux fois par mois, 13h30 à 15h30 : 11 octobre, 25 octobre, 8 novembre, 22 novembre, 6 décembre, 17 janvier, 31 janvier, 7 février, 21 février, 14 mars, 28 mars, 4 avril, 18 avril, 16 mai, 30 mai, 6 juin. Salle de l’IHMC (escalier D, 3e étage), sauf les 14 mars et 6 juin (amphi Rataud : traverser la cour aux Ernests et passer dans la cour suivante. l’entrée se fait par le bâtiment des bibliothèques).

Première séance le 11 octobre 2012. Colloque les 13 et 14 juin 2013 sur les circulations artistiques.

Pour une histoire circulatoire des arts.
Le cas des périphéries.

 

" Périphérie . Nom féminin (bas latin peripheria, du grec periphereia)
Ce qui s’étend sur le pourtour de quelque chose : La périphérie de la zone sinistrée.
Ensemble des quartiers situés loin du centre d’une ville : La périphérie immédiate de Paris.
Ensemble des pays sous-développés, dont l’évolution est dépendante des pays industrialisés avancés, ce qui accentue leur sous-développement."

(Larousse) 

 Les "périphéries" artistiques, généralement désignées à partir de centres supposés de l’activité artistique, sont souvent conçues comme des lieux où la production plastique serait moins bonne, moins importante, moins décisive pour l’histoire de l’art. Comment sortir de ces préjugés, eux-mêmes trop liés à une historiographie fortement déterminée par les canons d’un modernisme occidental centré sur Paris puis New York ?

 Dans certains milieux artistiques, notamment les avant-gardes, une distance au "centre" put impliquer, selon le modèle chrono-spatial proposé par Pascale Casanova (La République mondiale des Lettres), un retard par rapport à ce qui se faisait de plus "moderne" dans ce centre. Ce modèle d’interprétation fut-il toujours valable, et la question qui le sous-tend (où est le plus moderne) doit-il pour autant conduire la recherche historique ? Peut-on, en outre, faire une histoire des centres qui se passe de celle des périphéries ? 

Si des lieux différents connaissent et fabriquent des expériences différentes du temps, il convient cependant de relire l’histoire de ces zones trop oubliées à nouveaux frais. Certains historiens, comme Piotr Piotrowski (In the Shadow of Yalta), préfèrent parler de "marges" plus que de périphéries. Cette proposition nous intéresse d’autant plus qu’elle suggère que la périphérie n’est pas nécessairement où on la croit, et qu’elle interagit en permanence avec ce qui se passe au centre, lui donnant un cadre, en permettant le commentaire, voire la correction. A cette approche décalée, l’équipe d’Artl@s se propose d’ajouter une distanciation quantitative, géopolitique et spatiale. S’il s’agit seulement de faire place à des zones oubliées des chercheurs, ce que d’ailleurs la communauté scientifique a su mettre en valeur depuis la fin des années 1990 (en particulier pour les arts d’Europe centrale ou d’Amérique du Sud, et plus généralement dans les problématiques de la "Global Art History"), l’historien ne sort pas du présupposé hiérarchique, selon lequel ce qui serait loin du centre, serait moins bon, ou devrait sortir de complexes imposés par la domination du centre. Sans penser pour autant qu’une histoire des périphéries serait aussi vouée à l’échec que tout projet d’histoire globale de l’art (cf. James Elkins, Is Art History Global ?) nous nous proposons de tenter un regard distancié sur la question, nourri par trois exigences : 1/ l’approche quantitative qui, faite avec méthode et consciente des choix qui la fondent, contribue à objectiviser le propos historien 2/ la visualisation graphique et spatiale, gage d’un recul synoptique, qui relativise souvent ce que l’on croit périphérique ou ce que l’on croit central 3/ la prise en compte des circulations entre lieux d’activité artistique, qu’il s’agisse de flux entre centre et périphérie(s), que de circulations entre périphéries. 

 

Les travaux de l’équipe s’élargiront à ceux d’une communauté scientifique plus large lors d’un colloque, les 12, 13 et 14 juin 2013, sur les périphéries artistiques. 

Consulter les détails du calendrier 2012-2013 

 

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